Santander et Bankia donnés favoris pour sauver Banco Popular

vendredi 19 mai 2017 16h30
 

par Andrés González et Jesús Aguado

MADRID (Reuters) - Santander, première banque d'Espagne, et Bankia, contrôlée par l'Etat, apparaissent comme les candidats potentiels les plus probables au sauvetage de leur concurrente en difficulté Banco Popular, a-t-on appris de plusieurs sources proches des discussions en cours, même si la conclusion d'un accord est loin d'être assurée.

Popular, dont l'action gagnait près de 9% vendredi à la Bourse de Madrid sur fond de spéculations sur son avenir, doit trouver rapidement un partenaire auquel s'adosser car le ministre de l'Economie, Luis de Guindos, a définitivement fermé la porte jeudi à un renflouement sur fonds publics, tandis que les actionnaires actuels de la banque renâclent à participer à une augmentation de capital.

Santander, qui s'est refusé à tout commentaire sur le dossier, s'intéresse notamment aux positions solides de Popular sur le marché du crédit aux petites et moyennes entreprises, a expliqué une source proche de Santander, ajoutant que le groupe devrait sans doute lever des liquidités pour financer une offre éventuelle.

"J'observe que Santander est réellement motivé", a dit cette source.

Popular, plombé par 37 milliards d'euros d'actifs à risque, a demandé des offres fermes d'ici au 10 juin et souhaite boucler un accord avant la fin juin, ont expliqué les sources.

La banque, qui a perdu 3,6 milliards d'euros en 2016 et a remanié sa direction à trois reprises en moins d'un an, a vu sa capitalisation boursière fondre de 65% sur l'année écoulée pour tomber à moins de 2,8 milliards d'euros au cours de clôture de jeudi.

Santander, Bankia et BBVA ont tous manifesté leur intérêt lors d'une première série de discussions la semaine dernière.

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Santander, première banque d'Espagne, et Bankia, contrôlée par l'Etat, apparaissent comme les candidats potentiels les plus probables au sauvetage de leur concurrente en difficulté Banco Popular, a-t-on appris de plusieurs sources proches des discussions en cours, même si la conclusion d'un accord est loin d'être assurée. /Photo d'archives/REUTERS/Luke MacGregor