L'Etat islamique revendique une attaque contre des policiers à Paris

vendredi 21 avril 2017 01h47
 

PARIS (Reuters) - Un policier a été tué jeudi sur les Champs-Elysées, à Paris, et deux autres ont été blessés dans une fusillade revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle française.

L'auteur des coups de feu, dont l'identité est connue des enquêteurs mais n'a pas été dévoilée, a été tué par des tirs de riposte.

Une touriste a par ailleurs été touchée par des éclats, ont précisé le procureur de Paris et un porte-parole du ministère de l'Intérieur devant la presse.

François Hollande s'est pour sa part dit convaincu que l'attaque relevait de l'acte "terroriste" et a précisé, lors d'une déclaration prononcée dans la cour de l'Elysée, qu'un conseil de défense aurait lieu ce vendredi à 08h00 (06h00 GMT).

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie et l'enquête a été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ainsi qu'à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris.

L'assaillant faisait l'objet d'une "fiche S" des services de renseignements, selon une source policière, que ne confirme pas à ce stade le ministère de l'Intérieur, ni le parquet de Paris.

L'organisation djihadiste EI a revendiqué dans la soirée cette attaque via son canal habituel de communication, l'agence Amaq.

L'assaillant est arrivé peu avant 21h00 (19h00 GMT) à bord d'un véhicule, qui s'est arrêté au niveau d'un fourgon de police, avant d'en sortir et d'ouvrir immédiatement le feu avec un fusil d'assaut en prenant délibérément pour cible les forces de l'ordre présentes, selon le récit des autorités.

Un policier a été tué et deux autres ont été blessés, l'un sérieusement, l'autre plus légèrement.   Suite...

 
Un policier a été tué jeudi sur les Champs-Elysées, à Paris, et deux autres ont été gravement blessés dans une fusillade revendiquée par le groupe Etat islamique. L'auteur des coups de feux a également été tué. /Photo prise le 20 avril 2017/REUTERS/Christian Hartmann