Le dernier jour de campagne bouleversé par l'attaque "terroriste"

vendredi 21 avril 2017 13h48
 

PARIS (Reuters) - L'attentat commis sur les Champs-Elysées contre des policiers a dominé vendredi le dernier jour de campagne présidentielle, bouleversant les agendas des candidats et replaçant la lutte antiterroriste et la sécurité au coeur des débats.

Dès l’annonce de l'attaque, qui a coûté jeudi soir la vie à un policier et a été revendiquée par l'Etat islamique, Marine Le Pen (Front national), François Fillon (Les Républicains), rejoints par la suite par Emmanuel Macron (En Marche!), ont annulé leurs déplacements prévus ce vendredi.

Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a décidé de maintenir son programme tandis que Benoît Hamon (Parti socialiste) annulait un déplacement à Evry (Essonne) tout en maintenant une seconde visite à Carmaux (Tarn).

"Rien ne doit entraver" l'élection présidentielle, "ce moment démocratique fondamental pour notre pays", a déclaré le Premier ministre Bernard Cazeneuve à l'issue d'un conseil de défense exceptionnel à l'Elysée.

Au total, plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés, en complément des 7.000 militaires Sentinelle, pour assurer la sécurité des 67.000 bureaux de vote ouverts en France pour le premier tour dimanche et le second, prévu le 7 mai.

"Il nous appartient de ne pas céder à la peur, à l'intimidation, à la manipulation qui ferait le jeu des ennemis de la République", a dit le chef du gouvernement, appelant à ne "jamais céder à la division et encore moins à l'outrance".

"C'EST EUX OU NOUS"

Après une campagne marquée par les affaires judiciaires, cet attentat, qui survient dans une France placée en état d'urgence depuis 2015, a remis sur le devant de la scène les questions de sécurité et de lutte contre le djihadisme.   Suite...

 
Le plateau de l'émission politique spéciale "15 minutes pour convaincre". L'attentat commis jeudi soir sur les Champs-Elysées contre des policiers a dominé vendredi le dernier jour de campagne de la présidentielle, bouleversant les agendas des candidats et replaçant la lutte antiterroriste au coeur des débats. /Photo prise le 20 avril 2017/REUTERS/Martin Bureau