13 septembre 2017 / 06:20 / il y a 13 jours

Le gouvernement ne déviera pas de la réforme du Travail

Le gouvernement est "attentif" à la contestation contre la réforme du Code du travail mais ne reviendra pas sur des mesures validées démocratiquement par le Parlement, a déclaré mercredi le Premier ministre, Edouard Philippe. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - Le gouvernement est “attentif” à la contestation contre la réforme du Code du travail mais ne reviendra pas sur des mesures validées démocratiquement par le Parlement, a déclaré mercredi le Premier ministre, au lendemain de la première mobilisation sociale en France contre les ordonnances.

Les manifestations contre la réforme du Code du travail ont rassemblé 223.000 personnes mardi en France, selon le ministère de l‘Intérieur, et 500.000 selon la CGT, qui espère agréger les mécontentements.

“La contestation je la respecte, elle existe, elle est là, je l‘écoute. La liberté de manifester est une liberté fondamentale en France et ceux qui s‘inquiètent ou s‘opposent à ce texte ont parfaitement le droit de manifester dans l‘ordre”, a réagi Edouard Philippe sur France 2.

“J‘écoute, je suis attentif. Mais je me permets d‘indiquer que les Français quand ils s‘expriment par leur vote, au moment des élections, ils ont également le droit d‘être respectés. Or la réforme que nous mettons en oeuvre, elle a été annoncée par le président de la République au moment de l‘élection présidentielle”, a-t-il souligné.

“Il faut aussi respecter dans une démocratie le Parlement quand il donne une majorité à un texte qui prévoit ces mesures”, a-t-il poursuivi avant d‘adresser un message à mots couverts au chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

“Où est la démocratie quand on conteste systématiquement la majorité parlementaire?”

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a exclu tout recul.

“On ne va pas reculer. (...) Reculer par rapport à quoi? Par rapport à la concertation qu‘on a faite, par rapport au mandat que le Parlement nous a donné? Non”, a-t-elle déclaré sur BFM TV et RMC Info.

“Nous avons passé 300 heures de concertation avec les partenaires sociaux. Un syndicat - je respecte tous les syndicats en France - , le deuxième syndicat en France, décide de manifester dans la rue. C‘est son droit le plus légitime”, a-t-elle ajouté sans plus de commentaire.

Edouard Philippe a précisé qu‘il y avait “encore un certain nombre d‘éléments à discuter (...) : la mise en oeuvre de ces ordonnances, les moyens qui seront accordés à l‘ensemble des institutions qui font vivre le dialogue social. Les syndicats le savent parfaitement”.

“Ce n‘est pas du tout un bras de fer, je ne l‘envisage pas comme cela”, a-t-il dit sur France 2.

Sophie Louet

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below