17 juillet 2017 / 09:54 / il y a 4 mois

Toyota a obtenu des assurances de Londres sur son usine britannique

LONDRES (Reuters) - Toyota a pris la décision d‘investir plus de 240 millions de livres (274 millions d‘euros) dans son usine anglaise après avoir obtenu du gouvernement la confirmation par écrit qu‘il continuerait de bénéficier de conditions favorables après le Brexit, ont rapporté deux sources à Reuters.

Toyota a pris la décision d'investir plus de 240 millions de livres dans son usine anglaise après avoir obtenu du gouvernement la confirmation par écrit qu'il continuerait de bénéficier de conditions favorables après le Brexit. /Photo prise le 28 mars 2017/REUTERS/Athit Perawongmetha

Le 16 mars, le constructeur japonais avait annoncé qu‘il installerait sa nouvelle plate-forme dans son usine de Burnaston. Une source proche du dossier a indiqué que Toyota avait retardé l‘annonce initialement attendue fin 2016 en raison d‘un certain nombre de facteurs dont la sortie du Royaume-Uni de l‘Union européenne.

Le ministère des Entreprises, de l‘Energie et de la Stratégie industrielle a confirmé l‘existence d‘un courrier mais s‘est refusé à le publier.

La lettre est similaire à celle reçue par Nissan l‘année dernière, lorsque ce dernier a décidé d‘assembler deux nouveaux modèles dans son usine du nord de l‘Angleterre, a indiqué la source.

”On y trouve les mêmes termes chaleureux que ceux adressés à Nissan pour ses véhicules électriques, son engagement en faveur de la formation et sa contribution à la compétitivité de l‘industrie automobile britannique, a-t-elle dit.

Deux commissions parlementaires ont fait savoir que le gouvernement devait dire quelles assurances il avait fournis à Toyota.

“Afin d‘informer clairement le public, dans la mesure où ces assurances pourraient coûter de l‘argent au contribuable, et les autres entreprises en quête de certitude afin de planifier le Brexit, les lettres devraient être publiées immédiatement”, dit Nicky Morgan, présidente de la Treasury Select Committee, dans un communiqué.

“Il est primordial qu‘on n‘ait pas l‘impression que le gouvernement octroie des faveurs susceptibles de nous gêner dans les négociations”, observe Rachel Reeves, présidente de la Business Select Committee.

Un porte-parole de Toyota s‘est refusé à dire si le constructeur avait reçu un tel courrier. Il a évoqué le communiqué du groupe en date du 16 mars qui indiquait que le gouvernement britannique apporterait une contribution financière pour la formation et la recherche et développement. Toyota précisait également qu’“un accès permanent au marché européen sans barrières douanières serait vital pour un futur succès”.

En mars, Londres avait dit qu‘il soutiendrait l‘investissement de Toyota en consacrant 21,3 millions de livres (24,3 millions d‘euros) à la formation, à la recherche et développement et à l‘innovation.

Toyota produit environ 10% des 1,7 million de voitures assemblées chaque année en Grande-Bretagne.

De nombreux grands constructeurs automobiles s‘inquiètent le da viabilité à long terme de leurs usines en Grande-Bretagne et se servent de leurs prochaines décisisons d‘investissement pour pousser le gouvernement britannique à s‘engager à maintenir un libre-échange après le Brexit, qui devrait avoir lieu en mars 2019.

Costas Pitas; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Véronique Tison

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