December 7, 2018 / 9:28 AM / 6 days ago

Les actions repartent de l'avant, l'emploi US en ligne de mire

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en hausse vendredi matin et effacent une partie de leurs pertes des séances précédentes, rassurées par la clôture de Wall Street bien au-dessus de ses plus bas la veille et encouragées par les spéculations sur l’évolution de la politique monétaire américaine.

Les principales Bourses européennes évoluent en hausse vendredi matin. À Paris, le CAC 40 gagne 1,25% à 08h55 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,64% et à Londres, le FTSE 100 avance de 1,56%. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

À Paris, le CAC 40 gagne 1,25% à 4.840,15 points à 08h55 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,64% et à Londres, le FTSE 100 avance de 1,56%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en hausse de 1,28%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,01% et le Stoxx 600 de 1,16%.

Tous avaient chuté de plus de 3% jeudi après l’annonce de l’arrestation au Canada de la directrice financière du groupe chinois Huawei, qui a fait craindre une remise en cause de la trêve commerciale entre Washington et Pékin.

Mais Wall Street, qui baissait elle aussi fortement au moment de la clôture européenne, a repris du terrain en fin de séance, grâce entre autres aux informations du Wall Street Journal selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait certes relever son principal taux d’intérêt le 19 décembre, mais adopter une attitude beaucoup plus pragmatique pour la suite.

Les investisseurs attendent désormais les statistiques de l’emploi aux Etats-Unis en novembre, qui doivent être publiées à 13h30 GMT.

Le consensus Reuters table sur un ralentissement des créations d’emplois à 200.000, après 250.000 annoncées pour octobre, sur un taux de chômage stable à 3,7% et sur une hausse de 3,1% sur un an du salaire horaire moyen, inchangée d’un mois sur l’autre.

Les embauches saisonnières dans la distribution devraient avoir soutenu les créations de postes en novembre, tout comme la reprise d’activité après l’impact des ouragans de septembre, estiment les économistes de Société générale.

Les chiffres du département du Travail devraient influencer la tendance à Wall Street, où les contrats à terme sur les principaux indices américains suggèrent pour l’instant une ouverture en repli.

VALEURS

Le rebond général profite en premier lieu au secteur des hautes technologies, l’un des plus durement frappés par la forte baisse des séances précédentes: l’indice sectoriel Stoxx européen des “techs”, après une chute de 6% en trois séances, reprend ainsi 1,77%.

Nokia se hisse en tête de l’EuroStoxx 50 avec un gain de 4,5%; à Paris, Atos (+2,99%) enregistre la plus forte progression du CAC 40.

A la baisse, le groupe de santé allemand Fresenius chute de 9,22% après un avertissement sur résultats, et sa principale filiale, Fresenius Medical Care abandonne 6,26%.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,82%, ramenant à 3% ses pertes sur l’ensemble de la semaine.

“Le rebond des actions américaines a aidé mais la situation globale n’a pas beaucoup changé. Il y a encore des problèmes commerciaux qui préoccupent le marché”, explique Yoshinori Ogawa, stratège d’Okasan Securities.

La tendance est restée prudente sur les autres grands marchés asiatiques: Séoul a pris 0,44% et à Shanghai, l’indice SSE Composite a fini la journée inchangé au lendemain d’une chute de 1,7%.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini nettement au-dessus de ses plus bas du jour, le rebond de valeurs internet comme Amazon (+1,85%) et Netflix (+2,74%) ayant permis aux principaux indices de réduire sensiblement leurs pertes, voire de finir en hausse dans le cas du Nasdaq.

L’indice Dow Jones a terminé en repli de 79,40 points, soit 0,32%, à 24.947,67 après avoir perdu en séance jusqu’à 785 points.

Le S&P-500, un temps en baisse de 2,9%, a limité son repli à 4,11 points ou 0,15% à 2.695,95.

Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 29,83 points (0,42%) à 7.188.26, après un creux à 6.984,34.

Après la clôture, Broadcom s’adjugeait 6% en réaction à des résultats meilleurs que prévu.

TAUX

Les spéculations sur un possible assouplissement du discours de la Réserve fédérale le 19 décembre, avec à la clé un ralentissement du rythme de la hausse des taux, continuent de dominer les marchés obligataires.

Le rendement des bons du Trésor à dix ans est tombé jeudi en séance à son plus bas niveau depuis trois mois à 2,826%, avant de remonter à près de 2,88%.

Le rendement des Treasuries à deux ans a parallèlement cédé jusqu’à dix points de base, pour finir à 2,77%.

Les contrats à terme sur les taux d’intérêt à court terme ont fortement progressé, le marché intégrant désormais une hausse de taux à peine l’an prochain aux Etats-Unis, contre trois il y a un mois seulement.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans remonte légèrement mais, à 0,24%, il reste proche de son plus bas niveau depuis mai touché jeudi à 0,224%.

CHANGES

L’évolution des anticipations sur la politique monétaire américaine pénalise toujours le dollar, pratiquement inchangé face à un panier de devises de référence dans l’attente des chiffres mensuels de l’emploi américain.

Le billet vert s’achemine pour l’instant vers une baisse de près de 0,5% sur l’ensemble de la semaine, la plus forte depuis deux mois.

L’euro est pratiquement inchangé à 1,1379 dollar.

PÉTROLE

Les cours du brut restent orientés à la baisse, les grands pays producteurs - dont ceux de l’Opep - réunis à Vienne semblant peiner à s’accorder sur l’ampleur de la réduction de leur production l’an prochain.

Le Brent se traite toujours sous la barre des 60 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) juste au-dessus des 51 dollars.

Alors que la Russie n’a toujours pas fait connaître ses intentions en matière de limitation de ses pompages, plusieurs pays de l’Opep, Iran en tête, réclament des exemptions à l’accord d’encadrement de l’offre conclu jeudi entre représentants de l’Opep.

MÉTAUX

L’espoir d’une pause dans la hausse des taux aux Etats-Unis l’emporte pour l’instant sur les craintes liées aux tensions commerciales, permettant au cours du cuivre de regagner plus de 1%. Il avait perdu 1,7% jeudi et touché son plus bas niveau depuis le 14 novembre.

Avec Shinichi Saoshiro à Tokyo; édité par Juliette Rouillon

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