March 14, 2019 / 5:23 PM / 2 months ago

La BDF abaisse légèrement sa prévision de croissance

La Banque de France a abaissé légèrement sa prévision de croissance de la France pour cette année. L'institution n'attend ainsi plus que 1,4% de croissance en 2019. /REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - La Banque de France a abaissé légèrement sa prévision de croissance de la France pour cette année, estimant que les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat fin 2018 et sa dépendance moindre à l’environnement international lui épargnent les révisions plus drastiques qui touchent ses grands partenaires de la zone euro.

L’institution n’attend ainsi plus que 1,4% de croissance en 2019, soit 0,1 point de moins que dans ses précédentes prévisions trimestrielles, qui remontent à la mi-décembre, puis 1,5% en 2020.

L’économie française évoluerait cette année ainsi au-dessus de la moyenne de la zone euro, pour laquelle les anticipations de croissance 2019 viennent d’être coup sur coup révisées en forte baisse par l’OCDE (à 1,0% contre 1,8% précédemment) comme par la Banque centrale européenne (à 1,1% contre 1,7%.

La raison principale en est la dégradation de l’environnement international, pénalisante pour des pays plus dépendants de leur commerce extérieur, au premier chef l’Allemagne et l’Italie.

La France, qui a connu une fin d’année 2018 compliquée avec les perturbations liées au mouvement des “Gilets jaunes”, accuse aussi l’impact du coup de frein de la demande mondiale amorcé à l’automne, mais dans une moindre mesure.

Et celui-ci est pour une bonne part compensé par la forte hausse du pouvoir d’achat des ménages attendue cette année du fait de la baisse des prix du pétrole amorcée fin 2018 et des mesures de soutien votées en urgence en décembre, pour un montant de l’ordre de dix milliards d’euros.

La Banque de France évalue l’impact de ces dernières à 0,7 point de pouvoir d’achat supplémentaire en 2019, le tout devant se traduire, selon elle, par 0,3 point de plus de produit intérieur brut sur la période 2019-2020.

Dans le même temps, elle voit l’inflation en norme IPCH ralentir à 1,3% cette année, soit 0,3 point de moins que dans ses précédentes estimations, contre 2,1% en 2018.

Sur le marché du travail, la Banque anticipe une poursuite de la hausse de l’emploi total, quoique qu’à un rythme nettement inférieur à 2017 et 2018. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail reviendrait à 8,7% cette année, puis 8,3% en 2020 dans la France entière, soit 0,2 point de moins dans les deux cas par rapport aux précédentes estimations.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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