November 9, 2019 / 8:57 AM / 4 days ago

Six pays de l'UE pour la création d'un organe de surveillance du blanchiment

BRUXELLES, 9 novembre (Reuters) - Six des principaux Etats membres de l’Union plaident en faveur de la création d’une autorité européenne de surveillance du blanchiment de capitaux par les entreprises financières.

Dans un communiqué commun, Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays-Bas et Lettonie jugent que l’UE a besoin d’un “superviseur central” pour lutter contre les flux d’argent sale au sein du système financier du bloc.

Des organismes de prêt ont été démantelé pour blanchiment d’argent en Lettonie, à Malte et à Chypre. Danske Bank , la plus grande banque danoise, a par ailleurs admis avoir traité par l’intermédiaire de sa filiale estonienne 200 milliards d’euros de transactions suspectes entre 2007 et 2015. De grandes banques des Pays baltes et d’Europe du Nord sont impliquées dans ce scandale financier d’une ampleur jugée inédite sur le continent.

Les échecs répétés des organismes de tutelle nationaux en matière de détection et de lutte contre le blanchiment d’argent justifient la création d’une instance européenne, estiment les six pays signataires dans leur communiqué.

“Lorsque des intérêts financiers importants sont en jeu, il existe un risque que les autorités de surveillance nationales soient directement ou indirectement influencées par des institutions ou des groupes d’intérêts surveillés”, écrivent-ils.

S’ils recommandent la création d’une nouvelle instance, ils estiment toutefois que la mission pourrait être confiée à l’Autorité bancaire européenne (ABE), à condition que ses moyens soient renforcés.

L’ABE a été réorganisée récemment pour lutter plus efficacement contre le blanchiment, mais la réforme, proposée par le commissaire européen aux Finances, Valdis Dombrovskis, ancien chef du gouvernement letton, a rapidement semblé insuffisante à de nombreux observateurs.

La France, l’Italie et l’Espagne réclament depuis des mois un renforcement de la lutte contre le blanchiment, mais l’Allemagne s’opposait jusqu’ici à des réformes plus ambitieuses.

Francesco Guarascio, Jean-Philippe Lefief pour le service français

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