August 10, 2018 / 11:23 AM / in 4 months

Les divisions du "Média" bientôt portées en justice

PARIS (Reuters) - La communicante de La France insoumise et fondatrice du “Média”, Sophia Chikirou, annonce son intention de saisir la justice face à des accusations de malversations de ses anciens collègues de la web-télévision de la gauche radicale.

Dans un article de Mediapart publié vendredi, les protagonistes de cette affaire s’expriment sur la guerre des clans entre Sophia Chikirou, ex-conseillère de Jean-Luc Mélenchon qui a quitté le “Média” en juillet pour rejoindre la campagne de La France insoumise en vue des européennes, et la nouvelle direction du site, la journaliste Aude Lancelin, le réalisateur Henri Poulain et le psychanalyste Gérard Miller.

Lancé le 15 janvier et déjà secoué en mars par le départ de sa présentatrice, le Média promettait une information “mise en perspective” et “engagée”, par le biais notamment de journaux télévisés quotidiens dont le dernier en date remonte au 29 juin, sur fond d’audiences languissantes (environ 10.000 vues sur Youtube). La rentrée du site est prévue le 3 septembre.

Mais les dissensions internes exposées par Mediapart se sont intensifiées après le départ début juillet de Sophia Chikirou, qui a rejoint sur proposition de Jean-Luc Mélenchon et de Manuel Bompard, pressenti comme tête de liste de LFI aux européennes, une mission en lien avec les équipes de communication de Podemos pour la campagne européenne.

Aude Lancelin accuse notamment Sophia Chikirou d’avoir voulu “tuer le Média” en procédant, juste avant son départ, à un virement d’un peu moins de 70.000 euros vers sa société Mediascop, une transaction finalement avortée par la banque.

Accusée par des salariés anonymes de facturer des “prestations sans réalité”, Sophia Chikirou défend la régularité des factures et annonce, face à “la gravité de ces accusations” qu’elle va “saisir le tribunal de grande instance et demander la désignation d’un administrateur judiciaire provisoire et un audit pour prouver ma bonne gestion”.

Les membres de la France insoumise n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour commenter l’éventualité d’une mise sous tutelle du média alternatif, qui s’est toujours défendu de porter la voix de LFI mais avait cependant été loué comme un espace de liberté médiatique.

Julie Carriat, édité par Yves Clarisse

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