19 mai 2017 / 15:09 / dans 6 mois

L'ère Macron bénéficie de premiers vents favorables

PARIS (Reuters) - Les Français accueillent favorablement les premiers pas présidentiels d‘Emmanuel Macron, approuvé sur son gouvernement et promis, pour l‘heure, à un bon score aux législatives au regard des sondages réalisés depuis son accession au pouvoir.

Les Français accueillent favorablement les premiers pas présidentiels d'Emmanuel Macron, approuvé sur son gouvernement et promis, pour l'heure, à un bon score aux législatives au regard des sondages réalisés depuis son accession au pouvoir. /Photo prise le 18 mai 2017/REUTERS/Philippe Wojazer

Sept Français sur dix (69%) approuvent ainsi la nomination, lundi, de l‘élu de droite Edouard Philippe au poste de Premier ministre et la composition de son gouvernement pluriel, selon un sondage Odoxa pour France Info publié vendredi.

Approuvé à 75%, le choix de Nicolas Hulot pour le poste de ministre de la Transition écologique et solidaire est particulièrement apprécié au sein d‘un gouvernement paritaire, ouvert à la société civile et à différents bords politiques.

La “recomposition politique” appelée de ses voeux désormais sur les rails, Emmanuel Macron a besoin d‘une majorité aux élections législatives des 11 et 18 juin pour mettre en oeuvre ses engagements, à commencer par la moralisation de la vie politique et la réforme du droit du travail.

La République en marche, le mouvement créé il y a un peu plus d‘un an par le nouveau président pour l‘accompagner dans sa course à l‘Elysée, a désigné 526 candidats, dont plus de la moitié sont novices en politique et environ 80 ont été proposés par le MoDem, le parti centriste du nouveau ministre de la Justice, François Bayrou.

Rattachés à l‘étiquette “La République en marche”, ils “s‘engageront donc à s‘inscrire dans le groupe parlementaire du même nom”, précise le parti vendredi dans un communiqué.

Six ministres, dont celui de l‘Economie Bruno Le Maire, sont candidats aux législatives, où une victoire s‘impose sous peine d‘être écartés du gouvernement.

En attendant la clôture officielle de la période de dépôt des candidatures, ce vendredi soir, les enquêtes d‘opinion accordent une large avance au camp Macron.

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE VISE LA MAJORITÉ

Confirmant une tendance annoncée par d‘autres sondages, une enquête Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio Classique diffusée jeudi donne les candidats REM en tête (27%) des intentions de vote pour le premier tour, devant ceux des Républicains et du Front national, à égalité avec 20%,

REM obtiendrait entre 280 et 300 sièges à l‘Assemblée nationale, les Républicains et leurs alliés centristes de l‘UDI entre 150 et 170 sièges, le Parti socialiste et ses alliés entre 40 et 50 sièges, la France insoumise alliée au Parti communiste entre 20 et 25 sièges, le Front national entre 10 et 15 sièges.

La majorité absolue à l‘Assemblée est de 289 sièges.

Les législatives seront aussi un moyen de confirmer de nouveau dans les urnes les scores obtenus lors de l‘élection présidentielle, qui ont vu notamment l‘élue Front national Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour, et le bon score du représentant de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

Fort de ses 19,6% des voix obtenus au premier tour, ce dernier est candidat dans la 4e circonscription de Marseille, ville qui l‘avait placé en tête le 23 avril.

Selon une enquête Harris Interactive pour France Télévision diffusé jeudi, il recueillerait 33% des intentions de vote au premier tour, loin devant la candidate de la République en marche (26%), Corinne Versini. Il s‘imposerait facilement en duel face à cette dernière au second tour.

Le député socialiste sortant, Patrick Mennucci, a déclaré sur l‘antenne de France Bleu Provence “n‘accorder que peu d‘importance à ce sondage”.

Marine Le Pen a annoncé pour sa part jeudi soir sur TF1 qu‘elle serait bien candidate dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où elle a des chances de l‘emporter malgré la tempête qui agite son parti sur l‘abandon de l‘euro depuis sa défaite face à Emmanuel Macron.

En 2012, elle avait été battue avec moins de 200 voix d‘écart dans cette même circonscription face au socialiste Philippe Kemel, après avoir terrassé Jean-Luc Mélenchon au premier tour.

Edité par Yves Clarisse

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