March 15, 2019 / 12:49 PM / 2 months ago

Brexit: Sans vote de l’accord ou vraie alternative, le "no deal" s'imposera, selon l'Elysée

Si le Parlement britannique rejette à nouveau la semaine prochaine l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne et si Londres ne propose pas une alternative nouvelle et claire, le "no deal" s'imposera au Conseil européen de jeudi, a déclaré vendredi une source à l'Elysée. /Photo prise le 4 mars 2019/REUTERS/Hannah McKay

PARIS (Reuters) - Si le Parlement britannique rejette à nouveau la semaine prochaine l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et si Londres ne propose pas une alternative nouvelle et claire, le “no deal” s’imposera au Conseil européen de jeudi, a déclaré vendredi une source à l’Elysée.

Le gouvernement britannique tentera une nouvelle fois de faire voter cet accord, rejeté par deux fois à la Chambre des communes, avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement européens jeudi et vendredi à Bruxelles.

Si le Parlement vote l’accord de retrait, “personne ne s’opposera” lors du Conseil à une extension de courte durée de l’article 50, qui repousserait légèrement la date de départ du Royaume-Uni de l’Union, le temps d’adapter la législation britannique, a dit la source.

Si l’accord de retrait est rejeté, une extension courte n’aurait aucun sens car il est hors de question de renégocier l’accord de retrait, a-t-elle poursuivi, en précisant : “je pense que l’Union européenne assez largement s’y opposerait”

Reste, dans l’hypothèse d’un nouveau rejet à la Chambre des communes, la possibilité d’une extension longue de l’article 50, qui n’est pas acceptable sans conditions, a dit la source.

Il faudrait présenter “un plan très clair et nouveau”, avec par exemple un projet de nouveau référendum ou d’élections ou une modification des lignes rouges britanniques concernant la relation future avec l’Union, a poursuivi la source.

“Cette demande serait examinée, elle n’est pas donnée, ce n’est pas un acquis parce qu’il faudra bien mettre en balance les inconvénients pour l’Union européenne, parce que ça veut dire que le Royaume-Uni reste autour de la table avec tous ses droits et ses devoirs (...), ce qui peut mettre en danger le fonctionnement des institutions européennes et le projet européen”, a-t-elle ajouté.

Un accord pourrait donc être trouvé pour s’assurer que le Royaume-Uni n’entrave pas la bonne marche de l’Union dans un tel cas.

“En l’absence de clarté – vote de l’accord de retrait ou alternative claire – le ‘no deal’ s’imposerait”, a insisté la source.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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